Campement La Chapelle : evacuation et hébergement imminents du fait d’un risque épidémique ( TF1)

campementDepuis près d’un an, un village de tentes a fait son apparition dans le nord de Paris. Des centaines de migrants vivent là dans des abris de fortune. Une situation qui est devenue intenable pour les autorités qui ont décidé d’évacuer les lieux.

Associations et pouvoirs publics ont mené une action conjointe, jeudi au campement de migrants de La Chapelle au nord de Paris. L’objectif des autorités : recenser les candidats à l’asile, avant l’évacuation attendue de ce village de tentes qui s’est développé dans le nord de Paris.

Mercredi le préfet de police de Paris Bernard Boucault avait évoqué un « risque d’épidémie » sur le campement, dont il n’avait pas précisé la nature. Mais l’évacuation « va s’imposer », avait-il averti, en assurant que des « propositions d’hébergement individualisées » seraient faites.

Des entrevus ont été menés toute la journée pour diagnostiquer la situation administrative des migrants, afin de leur proposer une solution d’hébergement adéquate le jour de l’évacuation.

Des entrevues express

« Environ 380 personnes ont bénéficié d’un entretien » dans le cadre de cette opération, menée par la Ville de Paris, la Préfecture, l’Office de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) et les associations France Terre d’asile et Emmaüs Solidarité, a indiqué le directeur général de l’Ofpra, Pascal Brice, à l’issue de la journée.

Sur la base d’un listing établi la semaine dernière, les migrants ont été invités à des entrevues express, dans le gymnase de la Goutte d’or, à deux pas du campement. L’idée était de boucler l’opération dans la journée, pour éviter un « appel d’air » qui attirerait d’autres migrants. « Nous examinons la situation des personnes figurant sur la liste, et d’elles seules », insiste M. Brice.

Près de 400 personnes, essentiellement des Soudanais mais aussi des Erythréens, Somaliens ou Egyptiens, s’entassent sur ce campement tenant du bidonville où les conditions d’hygiène sont très dégradées.

Apparu l’été dernier, le camp a brusquement grossi en avril et de nouveaux types de migrants sont apparus (femmes, enfants), rendant la situation critique.