Retour sur l’ocupation de la caserne Chateau-Landon (Jacques Fortin. Mediapart)

Ce qu’il faut dire sur l’occupation (temporaire) de la caserne Château-Landon

Publié le 12 juin 2015 dans « Paris-lutte-Info sous la plume d’un participant (pas moi bien sûr)

chateauHier, jeudi 11 juin 2015, les migrants expulsés de La Chapelle et de Pajol occupaient la caserne Chateau-Landon. Récit.

L’ultimatum du Bois Dormoy. Hier s’est déroulé un moment particulièrement symbolique de la manière dont la violence de l’Etat s’abat sur celles et ceux qui tentent de s’organiser pour vivre dignement.

En milieu d’après-midi, les soutiens des migrants échoués depuis deux jours au Bois Dormoy se sont peu à peu assemblé-e-s dans la perspective de leur probable expulsion des lieux. En effet, l’association du Bois Dormoy s’était fendue le 10 juin sur son site d’un communiqué lapidaire annonçant la fin de l’accueil des migrants pour le jeudi à 15 heures.

Migrants de La Chapelle : ultimatum du Bois Dormoy aux pouvoirs publics

Le Bois Dormoy ne va pas pouvoir prolonger son accueil des migrants de La Chapelle au-delà de jeudi 11 juin, 15 h.

L’association gestionnaire du jardin partagé du Bois Dormoy n’a pas la capacité de se substituer aux pouvoirs publics (Etat et Ville de Paris) dans le traitement des questions humanitaires, sanitaires et administratives liées à la situation des migrants.

Si on comprend l’inquiétude de cette petite association par rapport aux enjeux « sanitaires » de cette occupation, on aurait attendu cependant plus de courage politique de leur part. Par les temps qui courent, et au regard du manque de solutions concrètes pour les migrants, on aurait espéré un peu plus de patience de leur part.

A la recherche d’un toit et d’un lieu pour s’organiser. Après quelques tergiversations et une réunion informelle en fond de ruelle, les différentes options ont été discutées avec les représentants des migrants. Parmi les protagonistes, également quelques élu-e-s de la gauche institutionnelle et des individus, d’associations et de réseaux informels de soutien aux migrants.

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