Grèves tournantes dans les piscines, les gymnases, les stades : les syndicats se prononcent Mardi 7 juillet

Jeudi dernier, les Agents de la Ville réunis en Assemblée générale se sont prononcés en faveur de la signature d’un protocole d’accord après seize mois de grèves tournantes qui ont déstabilisé les  stades, les  gymnases et les piscines.

Un exploit  mondial à la française qui rentrera certainement dans le livre des records au chapitre « Dialogue social de sourds-dingues ».

IMG_3700

Fermeture de la Piscine Rouvet (75019) ce matin 4 juillet à 11H 30 pour protester contre le protocole d’accord qui sera soumis à l’intersyndicale mardi prochain.

Mais attention, le protocole ne rentrera en vigueur que si  il est entériné la semaine prochaine  par l’Intersyndicale (CGT-FO-Supap/FSU-SUD).

« Nous avons suspendu la grève », indique Xavier Monrose de la CGT au Parisien sans pour autant assurer que le mouvement est terminé. « Certains syndicats ne veulent pas signer le protocole, reprend le délégué syndical. Nous allons tous nous voir mardi pour faire le point sur la situation. »

Croisons les doigts. Nous sommes peut-être en train de sortir d’une situation ubuesque à l’heure même où l’Hôtel de Ville se fait fort de mobiliser les passions olympiques.

Pas si sûr tout de même  que ça marche ;   dés samedi matin à 11h30, les familles terrassées par la canicule, constataient la fermeture inopinée de la Piscine Rouvet dans le XIX° . Motif invoqué  » Un manque de personnel » . Comprenez : Grève d’une   partie du personnel. Et rebelote le lendemain matin, Dimanche 8 Juillet, à 8h : « Nous n’ouvrons pas, il manque du personnel. Des Maîtres nageurs »

Que l’Adjoint au Sport D’Anne Hidalgo, Jean François Martins, n’ait pas  eu l’idée ou le pouvoir d’appeler pour cette semaine de hautes chaleurs à une service minimum en dit long sur le climat délétère et la désorganisation qui règne  dans les services des sports de la  Ville de Paris.

Ni l’opposition, ni la presse ne se sont jamais intéressés à cette crise. Les familles, les sportifs, les clubs et les associations de bénévoles qui ont vu la saison partir en sucette, sont eux très remontés. Et il faudra en faire des tonnes pour leur communiquer  la fièvre olympique après les avoir laissés sur la touche et  hors communication  pendant ces seize mois de grève.

Guillaume Malaurie.