X° : Les « Food Trucks » s’installent dans le X° (Le Monde)

Phénomène de mode pour les uns, véritable demande pour les autres, les camions de restauration fleurissent depuis quelques années au pays de la gastronomie. Paris, encore frileuse il y a peu à installer ces “popotes roulantes”, a décidé d’allouer à plus de cinquante d’entre elles vingt emplacements dédiés pendant un an.

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Qu’on les nomme “food trucks”, “popotes roulantes” comme au Québec ou encore camions de restauration, ils sont de plus en plus nombreux à Paris, en banlieue et en province – quelque 350 dont une centaine dans la capitale –, à sillonner les rues. Ils proposent des repas sur le pouce à des urbains pressés, paradoxalement prêts à faire parfois trois-quarts d’heure de queue, séduits par une cuisine de qualité décomplexée, exotique et métissée, faite devant eux pour un ticket moyen estimé à 10 euros.

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On retrouve ces commerces nomades sur les réseaux sociaux (Twitter, Facebook, Track the truck, Pouet-pouet.com…), vitrines essentielles à leur existence, leur permettant de communiquer où et quand ils délivreront leur précieuse cargaison. Les burgers, dont les estomacs français raffolent (ils en ont englouti 1,07 milliard en 2014*), tiennent le haut du pavé – ceux du Camion qui fume de Kristin Frederick ont lancé la mode en 2011, et doivent même s’installer “en dur” dès septembre 2015 dans le quartier de la Bourse.

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Mais ils ont été rejoints par une multitude d’offres qui permettent de faire un rapide tour du monde au pied de chez soi, ou presque : des crêpes bretonnes à l’exotisme de galettes au maïs vénézuéliennes ou indiennes à base de farine de riz, en passant par les bagels, falafels, boulettes, banh mi (sandwich vietnamien), padthaï, pâtes italiennes, mozzarellas, fish & chips revisités, gaufrettes salées et autres cafés gourmands, ou encore les bocaux de Marc Veyrat…

Certes, le camion à pizzas de papa n’a pas dit son dernier mot, mais ses petits frères biberonnés à la communication 2.0 sont désormais bien installés dans le paysage. Une tendance qui ne devrait pas se démentir dans les prochaines années. “Les food trucks représentent plus que de la nourriture, c’est aussi un état d’esprit. Le rapport de proximité avec le client est très important – une tendance que l’on retrouve dans les restaurants qui ont ouvert leur cuisine sur la salle”, explique Rémy Lucas, psychosociologue de l’alimentation et membre fondateur de l’association Street Food en mouvement avec le chef étoilé Thierry Marx qui voit dans la cuisine de rue une “alternative à la malbouffe”
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