Grands travaux de Lariboisière : plus, c’est aussi … moins (Le Parisien),

plan Lariboisiere

Un projet porté par l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), elle-même soutenue par l’Agence régionale de santé (ARS).

Montant de l’enveloppe globale : 316 M€ pour un chantier qui devrait être totalement achevé en 2024. Dès 2021, un nouveau bâtiment permettant d’accueillir 489 lits, un plateau médico-technique et un service d’accueil des urgences capable de recevoir plus de 100 000 passages par an aura émergé au nord-est du site actuel. La maternité, totalement repensée, sera quant à elle en capacité, selon l’AP-HP, d’assurer 3 200 accouchements annuels.

« Ce nouveau Lariboisière, bâtiment de haute technologie, numérique et innovant en termes d’organisation des soins, trouvera une articulation forte avec l’hôpital historique, avance l’AP-HP. Une partie des bâtiments actuels, situés à l’est du site, seront conservés pour accueillir les activités ambulatoires. Un hall ouvrant sur un jardin intérieur reliera les deux espaces, permettant de créer un système de circulation cohérent et fluide pour les patients et les professionnels de santé. »

Un projet critiqué à gauche

Un projet dont se félicitent la maire (PS) de Paris, Anne Hidalgo, comme le maire (PS) du Xe arrondissement, Rémy Féraud, mais qui compte également ses détracteurs. Car, si la construction du nouveau bâtiment est unanimement saluée, il n’en est pas de même pour l’ensemble du programme envisagé.

Depuis cet automne, date à laquelle le projet de l’AP-HP est sorti des cartons, élus du PCF et du Front de gauche affirment que, paradoxalement, le plan d’extension de Lariboisière risque de se traduire par une baisse de l’offre de soins : « Non seulement les terrains situés sur la partie ouest du site, qui accueillent actuellement la maternité et la crèche des enfants du personnel, sont destinés à être vendus au privé mais en plus les 140 lits de gériatrie de l’hôpital Fernand-Widal qui va fermer ses portes ne seront pas transférés, comme prévu initialement, à Lariboisière.Ils seront accueillis à Bichat (XVIIIe), privant ainsi le quartier d’une offre de soins de proximité », martèle Dante Bassino, élu (PCF) du Xe.

« L’AP-HP a besoin de rentrées d’argent pour autofinancer ses projets », ajoute-t-il. Cette dernière plaide, elle, « le rééquilibrage de l’offre de soins nord parisienne ». Car la reconstruction de Lariboisière sera complétée à l’horizon 2025, par la construction du super Hôpital Nord, à Clichy (Hauts-de-Seine), ou Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) – le lieu reste à définir – pour pallier la vétusté de Bichat.