Drone policier rue du Fbg St denis ( Le Monde)

droneCela fait longtemps que la police parisienne compte des drones dans son arsenal. Officiellement, ces appareils ne prennent les airs qu’à des fins d’expérimentation. Pourtant, la Brigade de recherche et d’intervention (BRI), la prestigieuse unité d’élite de la préfecture de police, utilise régulièrement, publiquement et depuis plusieurs mois des appareils volants sans pilote lors de véritables interventions. Et ce alors que le cadre légal de l’utilisation de drones par les autorités en zone urbaine est largement inexistant.

Les rangs de la police bruissent de l’arrivée de drones depuis des années. La phase d’essai la plus récente date de 2014. Le journal interne de la préfecture s’en faisait l’écho, en septembre 2014 : on pouvait y lire qu’à ce stade, il s’agissait uniquement de « démontrer la plus-value » ou de « comparer les performances ». Plus loin, le journal était encore plus clair :

« Aucun survol des personnes ou des espaces privés (terrasses privées, balcons, jardins privatifs…) ne sera possible. Les services de police, tout comme les particuliers qui utilisent ce type d’appareils, doivent respecter la réglementation existante. »

Ce cadre juridique contraint assez fortement les expérimentations que mène la police. Ainsi, lorsqu’elle ordonne le survol du stade Duvauchelle de Créteil où se tient un match de football, le 19 septembre 2014, les drones doivent rester à l’écart du stade et des spectateurs, note le site 94 Citoyens.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/pixels/article/2015/08/04/a-paris-la-police-fait-voler-ses-drones-dans-un-brouillard-legislatif_4659815_4408996.html#laGvPDcHjKuWqmrD.99

/…/  Le 2 juin, un homme est repéré en train de cambrioler une chambre de bonne, rue du Faubourg-Saint-Denis, dans le Xe arrondissement de Paris. Une opération policière d’envergure va être mise sur pied pour tenter de l’appréhender. Un témoin aperçoit un drone à proximité immédiate de l’opération policière. Selon nos informations, il a été mobilisé par la BRI, dépêchée sur les lieux. L’homme, cerné, parvient tout de même à se volatiliser sur les toits de Paris. Il n’a pas été retrouvé.

La BRI ne fait pas mystère de son utilisation des drones. Il en est fait mention sur son site Internet, tout comme dans un « webdocumentaire » publié le 23 juin à l’occasion de son cinquantième anniversaire. On aperçoit même un modèle dans une photo postée ce jour-là sur le compte Twitter de la préfecture de police.

Disposant d’un seul drone léger, la brigade fait aussi appel, selon nos informations, à une entreprise spécialisée pour piloter des modèles plus lourds. Cette entreprise forme également les fonctionnaires de la BRI à l’utilisation de ces modèles. En tout, l’unité emploie au moins trois drones, dont un en propre.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/pixels/article/2015/08/04/a-paris-la-police-fait-voler-ses-drones-dans-un-brouillard-legislatif_4659815_4408996.html#laGvPDcHjKuWqmrD.99
LIRE L’ARTICLE ICI