A côté de la Rotonde : Entrées solenelles de la Garde Imperiale en 1807 et de Charles X, en 1825

Appel à experts :  dans le tableau de Louis-François LEJEUNE  sur l’entrée de Charles X à Paris en 1825 ,on note la présence entre la Rotonde de Ledoux, terminée en 1788,  et la « Porte » construite en bois pour la circonstance, une  autre construction surmontée d’une tourelle.

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La municipalité de Paris reçoit officiellement, le 25 novembre 1807, à la barrière de la Villette la Garde impériale revenant de Pologne après la campagne de 1806-1807. Cette réception a été représentée par Nicolas Antoine Taunay et Edouard Detaille. Huile sur toile 157,5 x 223cm. Château de Versailles. © RMN

« La municipalité de Paris reçoit officiellement, le 25 novembre 1807, à la barrière de la Villette la Garde impériale revenant de Pologne après la campagne de 1806-1807. Cette réception a été représentée par Nicolas Antoine Taunay et Edouard Detaille.
Huile sur toile 157,5 x 223cm. Château de Versailles.
© RMN »

A la mort de Louis XVIII en 1824, son dernier frère survivant, le comte d’Artois, monta sur le trône sous le nom de Charles X. Acquis depuis toujours aux idées ultraroyalistes et désireux par là même de signifier avec éclat la continuité entre la Restauration et l’ancienne monarchie, il se fit sacrer à Reims en mai 1825. A son retour, le roi prit symboliquement possession de sa capitale, y entrant solennellement pour se rendre, dans un parcours volontairement étendu, d’abord à Notre-Dame, puis aux Tuileries. Le contraste fut à l’époque remarqué entre la froideur manifestée par le peuple de Paris et l’enthousiasme qui avait accompagné l’entrée des Bourbons restaurés dans la capitale, en mars 1814. - voir ; http://www.histoire-image.org/site/oeuvre/analyse.php?i=155#sthash.hoRPWwKI.dpuf Le peintre Lejeune, en habile courtisan, n’en témoigne pas ici. Le carrosse du sacre, commandé tout spécialement pour la cérémonie, est utilisé pour l’entrée solennelle du nouveau souverain dans sa capitale. Il vient de passer sous un arc triomphal édifié pour la circonstance à la barrière de la Villette – les pavillons d’octroi bâtis à la fin de l’Ancien Régime par l’architecte Claude-Nicolas Ledoux autour de la capitale étaient alors encore tous en place. La plupart d’entre eux seront détruits sous le Second Empire au moment de l’agrandissement de Paris et des travaux menés par Haussmann, la rotonde de la Villette étant l’un de ceux qui furent alors épargnés. L’arc a été tendu de bleu (les armes de France étant les lis d’or sur fond bleu), le blanc, couleur de la monarchie, étant abondamment répandu dans diverses décorations et en particulier dans les nombreux drapeaux qui flottent sur des colonnes elles aussi temporaires. Le souverain s’est arrêté : il est reçu par la municipalité parisienne, avec à sa tête le préfet de la Seine, le comte de Chabrol. Le lien est évident avec les anciennes entrées royales où le monarque était reçu par les échevins de Paris emmenés par le prévôt des marchands : c’est à une modernisation des anciennes traditions que l’on assiste ici.

« A la mort de Louis XVIII en 1824, son dernier frère survivant, le comte d’Artois, monta sur le trône sous le nom de Charles X. Acquis depuis toujours aux idées ultraroyalistes et désireux par là même de signifier avec éclat la continuité entre la Restauration et l’ancienne monarchie, Charles X se fit sacrer à Reims en mai 1825. A son retour, le roi prit symboliquement possession de sa capitale, y entrant solennellement pour se rendre, dans un parcours volontairement étendu, d’abord à Notre-Dame, puis aux Tuileries. Le contraste fut à l’époque remarqué entre la froideur manifestée par le peuple de Paris et l’enthousiasme qui avait accompagné l’entrée des Bourbons restaurés dans la capitale, en mars 1814. Le Louis-François LEJEUNE, en habile courtisan, n’en témoigne pas ici. Le carrosse du sacre, commandé tout spécialement pour la cérémonie, est utilisé pour l’entrée solennelle du nouveau souverain dans sa capitale. Il vient de passer sous un arc triomphal édifié pour la circonstance à la barrière de la Villette – les pavillons d’octroi bâtis à la fin de l’Ancien Régime par l’architecte Claude-Nicolas Ledoux autour de la capitale étaient alors encore tous en place. La plupart d’entre eux seront détruits sous le Second Empire au moment de l’agrandissement de Paris et des travaux menés par Haussmann, la rotonde de la Villette étant l’un de ceux qui furent alors épargnés. L’arc a été tendu de bleu (les armes de France étant les lis d’or sur fond bleu), le blanc, couleur de la monarchie, étant abondamment répandu dans diverses décorations et en particulier dans les nombreux drapeaux qui flottent sur des colonnes elles aussi temporaires. Le souverain s’est arrêté : il est reçu par la municipalité parisienne, avec à sa tête le préfet de la Seine, le comte de Chabrol. Le lien est évident avec les anciennes entrées royales où le monarque était reçu par les échevins de Paris emmenés par le prévôt des marchands : c’est à une modernisation des anciennes traditions que l’on assiste ici. »

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