Dans les quatre « Hostels » pour jeunes du X° et du XIX°, des nuits à 27 €, 23 € ou même 20 € ( Ouestfrance-entreprises.fr )

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Hostel Generator , Place du Colonel Fabien

Dans le Xe arrondissement de Paris, sur la place du colonel Fabien, un immeuble brun et crème occupe l’espace. Relativement banal, avec ses fenêtres très régulières, on lui attribuerait aisément la fonction qui fut la sienne : abriter les bureaux d’une compagnie d’assurances.

Mais depuis février, de nouveaux locataires ont emménagé. Le bâtiment a été racheté par la chaîne d’hostels britannique Generator.

Les hostels ? Un concept à mi-chemin entre l’auberge de jeunesse, pour l’ambiance et les prix, et les hôtels, pour la qualité. Venus du monde entier, les clients espèrent y rencontrer d’autres voyageurs, tout en profitant de la ville.

Devant l’immeuble, un agent de sécurité vérifie : « Puis-je voir votre réservation,s’il vous plaît ? » Il est 10 h et le personnel d’entretien, aspirateur à la main, ne chôme pas : le bâtiment compte 9 328 m². À l’accueil, des hôtesses expliquent à des Australiens comment se rendre à Montmartre.

Chez Generator, ce ne sont pas les chambres qui se louent mais les lits. 920 au total. La chambre se partage à deux, quatre, huit ou dix.

« Ici, vous avez une chambre double avec terrasse », annonce Belén Gumiel, chargée des relations publiques du groupe, laissant entrevoir une suite digne d’un quatre étoiles. La literie flambant neuve, le mobilier sorti d’un catalogue de design… Sur les murs, de petits carreaux blancs, vaguement familiers. « Ce sont les mêmes que ceux du métro », glisse-t-elle, amusée. La propreté en plus.

Au dernier étage, une terrasse, avec vue panoramique sur Paris. Un espace très prisé, dont l’accès est surveillé par un videur. « Elle ne peut accueillir que trente personnes », précise Belén Gumiel.

Dans le café de l’hostel, au rez-de-chaussée, Douglas, 23 ans, savoure un jus d’orange. « Le petit-déjeuner n’est pas compris dans le prix, je n’avais pas fait attention », tique-t-il. Pour lui, les hostels sont le meilleur moyen de faire des rencontres. La direction confirme : « On s’adresse à tous, pas seulement aux jeunes. Certains hommes d’affaires préfèrent séjourner ici plutôt que de se retrouver seul dans une chambre d’hôtel. »

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Le soir, les voyageurs se donnent rendez-vous dans la boîte de nuit de l’hostel. Trop bruyant ? « Vous ne pouvez pas exiger le calme absolu », plaisante Maholys, 23 ans. Venue du Panama, cette touriste, cinquante pays à son actif, sait de quoi elle parle. Les hostels ont fait leur preuve dans d’autres capitales européennes (Berlin, Londres, Amsterdam…).

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À Paris, le groupe britannique St Christopher’s Inn teste le concept depuis 2008, rue de Crimée (75019). Depuis deux ans, il en compte un deuxième, gare du Nord (75010) Un millier de lits, au total.

L’ambiance y est différente, plus « festive ». Pas d’agent de sécurité à l’entrée, de la musique à fond au bar et des portraits géants de musiciens, en noir et blanc, sur les murs. La clientèle est plus jeune, « 18-26 ans en majorité », selon la directrice du lieu, Lucie Perrin. /…/

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Voir aussi le « Peace and LoveYouth Hostel » au 245 Rue La Fayette. 75010

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« Peace and LoveYouth Hostel » au 245 Rue La Fayette. 75010