Commissariat du X° : l’affaire de mort suspecte transmise au parquet (Inrocks)

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Le 6 mars dernier, un intérimaire de 33 ans s’écroulait dans un commissariat du Xe arrondissement suite à son interpellation près de la Gare du Nord. Sa mort ne s’était ébruitée que le 20 avril. Le Parisien citait alors une source judiciaire qui expliquait de manière lapidaire : “quand les policiers ont voulu le menotter, il s’est débattu.

Ils ont dû procéder à une manœuvre d’étranglement pour lui passer les menottes. A l’arrivée au commissariat à 0 h 25, ils se sont rendu compte qu’il était amorphe. Le Samu a tenté de le ranimer, en vain .

La famille de M. Koumé a déposé plainte contre X pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner et abstention de porter assistance à une personne en péril, alors que le parquet de Paris avait rapidement requalifié les faits en homicide involontaire. “A l’évidence, on a essayé de trouver la qualification la moins grave pour des fonctionnaires de police”, nous confiat à l’époque Maître Eddy Arneton, l’avocat de la famille de la victime. Une enquête a été confiée à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), qui vient de la rendre au parquet.

Mais ce 10 septembre, Libération et Médiapart révèlent un nouveau témoignage, joint à la procédure judiciaire, accablant pour un policier de la BAC (brigade anticriminalité). Le témoin est un jeune homme d’une vingtaine d’années, présent au bar Hide Out le soir le l’interpellation d’Amadou Koumé. Vers minuit, l’homme au physique imposant (1,90 m pour 107 kilos) commence à tenir des propos incohérents et à “parler fort” (l’expertise toxicologique relève une prise significative et assez proche du décès de cocaïne”). Un vigile intervient pour le faire sortir, en vain : “Il semblait penser de manière décousue et ne s’adressait pas directement au vigile, comme s’il était agressé par une personne imaginaire”, relate le témoin.

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