Ouvertures des négoces le Dimanche : Gares de l’Est et du Nord classées « Zones touristiques internationales » (ZTI)

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Les ZTI  ( « zones touristiques internationales » (ZTI) « )    dessinées par le gouvernement et qui qui incluent  les Gares de l’Est et du Nord sont « surréalistes », pour Didier Le Reste, élu à la mairie du 10e arrondissement et ex-secrétaire général de la CGT Cheminots. Selon lui, les touristes peuvent parfaitement faire les magasins un autre jour que le dimanche. « Les touristes hors Union européenne (UE) passent 6 jours à Paris, d’après le syndicat du tourisme parisien », réplique-t-il en réponse à Claude Boulle, président exécutif de l’Union du grand commerce de centre-ville, qui estimait que « le touriste qui se présente le dimanche devant un magasin fermé ne va pas revenir le jeudi ».

En outre, « le chiffre d’affaires réalisé le dimanche est inférieur à celui du samedi et du lundi », insiste Didier Le Reste, qui résume : « On ouvre les commerces pour permettre aux gens de se promener, mais on fait venir des salariés pour ouvrir. Et cela implique aussi des services publics supplémentaires comme la garde d’enfants, ce que la droite, à l’image de Nathalie Kosciusko-Morizet, bien qu’élue à la ville de Paris, ne dit pas. »

Employées au magasin Le Bon Marché, lui aussi en ZTI, Isabelle, Monique et Frédérique s’inquiètent : « On finit deux jours par semaine à 21 heures, plus les samedis, on n’a jamais de week-ends. Tout le monde était prêt à faire l’effort pour douze dimanches par an [contre cinq actuellement]. Mais là, on ne sait pas comment ça va se passer ».

« C’est la carotte obligatoire », résume Miguel, employé de la Fnac. « Les employés aux caisses sont surtout des jeunes, des intérimaires, ils ont peur, ils sont corvéables à merci », déplore sa collègue Nathalie. En plus des jeunes, beaucoup de salariés concernés sont des femmes seules avec enfant, souvent à temps partiel, qui touchent un bas salaire et seront forcées d’accepter pour des raisons économiques, soulignent les manifestants.

Les syndicats présents craignent la généralisation du travail du dimanche et de nuit avec la disparition des avantages associés d’ici quelques années. « On veut empêcher que ça devienne banal », explique Alexandre Torgomian, responsable CFDT au sein du Clic-P. « C’est un laboratoire de ce qui sera fait pour réformer le code du travail », alerte Didier Le Reste.

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