Un si glauque entre-deux-gares (Le Parisien)

2917607_levaletConsommation de drogue et d’alcool, regroupement de bandes hostiles, épanchements d’urine, agressions, incivilités, bruit et bagarres : les riverains du quartier Alsace-Deux-Gares (Xe), n’en peuvent plus de voir se dégrader année après année, mois après mois, leur vie quotidienne.

« Une vespasienne à ciel ouvert… avec le danger en option », s’agace Valérie, une mère de famille, pourtant attachée à « sa » rue d’Alsace, où elle vit avec ses trois enfants depuis plus de dix ans. « Ici, on cumule saleté et insécurité. »

Un panneau apposé sur la porte d’un immeuble atteste de l’exaspération ambiante : « Merci de ne pas uriner sur notre porte, nos murs ou notre gouttière. Notre immeuble n’est pas un urinoir public. » Le ras-le-bol et l’écœurement ont récemment donné naissance à une pétition réclamant le « rétablissement de l’ordre public ».

« Nous avons déposé des mains courantes, porté plainte, les hôtels ont également organisé une pétition devant la diminution de 30 % de leur clientèle, comme en témoignent les commentaires négatifs sur le quartier, déposés sur le site Internet Tripadvisor », soulignent les pétitionnaires.

Les riverains excédés

Pourtant, de manifestations de riverains excédés en réunions publiques houleuses, Rémi Féraud, le maire (PS) du Xe arrondissement, affirme avoir pris toute la mesure du mal-être qui semble s’être enkysté dans le quartier des Deux-Gares. Une situation de crise qui est même, selon l’élu, « devenue la priorité du commissaire d’arrondissement, Julien Miniconi », avec qui il s’en est entretenu ce vendredi après-midi.

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