Moi, j’ai peur des femmes photographes…


Jeudi 12 novembre à 19h

Rencontre avec l’auteur du blog « Lunettes rouges » à la Mairie du 10e, dans le cadre des Rencontres Photographiques du 10e

Avant d’entrer dans la première partie (1839-1919) de la grande exposition sur les femmes photographes (jusqu’au 24 janvier), je me suis demandé combien de femmes photographes de cette période je pouvais nommer. Je ne suis pas un expert du XIXe siècle, mais je ne suis pas non plus totalement ignare, et je pense pouvoir nommer plus de cinquante hommes photographes de cette période sans trop de mal. Faites vous-même le test. Mon résultat fut : deux femmes, Julia Margaret Cameronet Anna Atkins (qui est d’ailleurs davantage une botaniste utilisant le dessin photogénique, mais bon). Ensuite, dans l’exposition, j’ai reconnu deux noms que je connaissais un peu, mais qui ne m’étaient pas automatiquement venus à l’esprit,Gertrude Käsebier (dont, ci-dessus, une splendide Mater dolorosa et plus bas un portrait de l’activiste Sioux Zitkala-Sa) et Lady Hawarden. Voilà, c’est clair, tout est dit, ça fait entre deux et quatre sur 90 femmes présentées là, au mieux même pas 5%. De tous les champs culturels de ce siècle-là, c’est peut-être celui (avec la musique militaire ?) où les femmes ont été le plus occultées, et c’est le grand mérite de cette première partie de l’exposition (à l’Orangerie) que de nous le faire découvrir. C’est-à-dire à la fois nous faire découvrir ces femmes photographes et leur talent, et aussi nous faire découvrir comment, sinon pourquoi, elles furent ainsi occultées par l’histoire de la photographie tant alors que maintenant.

La suite dans le blog Lunettes Rouges


Merci à Florence Esse pour l’info !