KissKissBankBank au Paradis (Les Echos) )

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Les deux étages de leurs bureaux parisiens s’éveillent progressivement vers 10h. Logée au cœur de la Cité Paradis dans le 10ème arrondissement, KissKissBankBank est une des rares startups qui peut se vanter d’avoir déjà participé à une révolution économique : celle du financement participatif, ou « crowdfunding », qui marque la fin du monopole bancaire.

Lancée en 2009 alors que le terme « crowdfunding » n’existait pas encore, sept ans plus tard, KKBB est devenu le leader du secteur en France avec trois plateformes qui couvrent tous les besoins : KissKissBanBank pour soutenir les projets artistiques, Hello Merci pour les projets de particuliers et Lendopolis pour le financement de PME.

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Au départ, KKBB était une histoire de famille ! Celle de Vincent Ricordeau qui a créé l’entreprise avec sa femme Ombeline et son cousin Adrien. Monter une entreprise avec ses proches peut sembler difficile mais pour Vincent c’était naturel car basé sur la confiance. « KissKissBankBank est un projet de vie, autant le partager avec sa famille », explique t-il.

A l’origine, les trois fondateurs se sont réunis autour d’une ambition forte : proposer aux porteurs de projets une solution de financement alternative accessible à tous. L’idée était aussi de permettre aux particuliers de garder le contrôle sur leur argent, tout en soutenant des projets de leur choix. Le succès est au rendez-vous puisque la startup a collecté 40 millions d’euros depuis le début de l’aventure, dont la moitié en 2015 !

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Tout va très vite. Comme l’indique Charlotte Richard, arrivée chez KKBB en 2012 en tant que Community Manager, « la culture est très horizontale, ouverte, faite pour stimuler l’innovation comme doit l’être une plateforme web ». Ancienne journaliste, elle a connu l’entreprise en tant qu’utilisatrice puis a tout de suite été séduite par la vision des fondateurs et leur foi dans la révolution à venir. Aujourd’hui Charlotte gère l’ensemble des partenariats (47 !) pour les trois plateformes. « Comme souvent dans les startups, tu es amenée à faire tous les métiers », précise t-elle.

Malgré son statut de pionnière sur un marché encore très jeune, KKBB n’est plus vraiment une startup. Ses effectifs ont doublé en six mois et même si la structure n’a pas vocation à grandir à plus de 50 collaborateurs à moyen terme, une partie de la spontanéité du début doit aujourd’hui faire place à plus d’organisation et de process.

 

Dans ce contexte, comment préserver sa culture quand la croissance est si forte ? Être au cœur de l’économie collaborative a changé la vision des fondateurs, notamment Vincent, qui souhaite désormais aller plus loin et faire évoluer KKBB vers des innovations sociales très concrètes.

En témoigne aussi leur projet radical de faire travailler tous leurs collaborateurs aux 4/5èmes ! D’après Vincent « avoir trois jours de repos au lieu de deux fait toute la différence et donne une énergie folle », sans impacter négativement la productivité et l’efficacité de l’entreprise. La startup encourage également le télétravail et cette expérience se révèle déjà concluante pour deux salariés.  Mais la barrière pour instaurer ce nouveau rythme est désormais administrative. Toutefois, « si nous avons réussi à faire tomber le monopole bancaire, rien ne semble impossible » conclue t-il. /…/


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