Paris confirme son ancrage à gauche (Le Parisien)

 

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« A l’ouest, les électeurs des 1er, 6e, 7e, 8e, 16e, 15e, 17e arrondissements ont accordé la majorité des votes à la liste menée par Valérie Pécresse. A l’inverse, les habitants de l’est parisien, dans les 2e, 3e, 4e, 5e, 9e, 10e, 11e, 12e, 13e, 14e, 18e, 19e et 20e arrondissements, ont privilégié celle menée par Claude Bartolone. Au total, c’est donc la gauche qui mène la danse dans la capitale, avec 49,64% des suffrages exprimés, contre 44,26% pour la droite. Mais c’est bien la liste Pecresse qui l’emporte en Ile de France avec 43,8% des suffrages contre 42,18pour Claude Bartolone et 14,02 pour Le FN (Wallerand de Saint Just ) « 

 

« Il n’y a pas eu de vague bleue à Paris. Au lendemain du second tour des régionales, la capitale confirme son ancrage à gauche : le candidat PS Claude Bartolone arrive en tête avec 49,6 % des voix contre 44,3 % pour son adversaire Valérie Pécresse (LR) et 6,1 % pour Wallerand de Saint Just (FN). Un petit lot de consolation pour l’exécutif parisien qui va désormais devoir composer avec la droite sur des questions aussi essentielles que les transports et son corollaire la lutte contre la pollution. Anne Hidalgo, la maire PS, a promis que « Paris aura un rapport constructif et exigeant » avec la nouvelle majorité régionale (lire ci-dessous).

La gauche en tête dans treize arrondissements. Le PS et ses alliés font de ce point de vue mieux qu’aux dernières municipales. Ils sont notamment majoritaires dans les Ve et IXe, tenus par des maires de droite. Sur l’ensemble de la Ville, la gauche unifiée a obtenu d’excellents reports de voix mais elle n’améliore toutefois pas son score des municipales : Anne Hidalgo avait été élue avec 53,34 %. La droite se félicite, de son côté, d’avoir réduit l’écart par rapport aux régionales de 2010 de dix points et cela, malgré un handicap supplémentaire : « une triangulaire avec le FN », insiste Philippe Goujon, le président de la fédération LR de Paris.

Les bastions traditionnels confortés. Sans grande surprise, la gauche enregistre son meilleur score dans un de ses fiefs, le XXe (66,5 %). Elle est également très largement majoritaire dans le Xe (66,2 %) et le XIe (63,9 %), les deux arrondissements touchés par les attaques du 13 novembre. La logique est également respectée à droite. Valérie Pécresse et ses colistiers ont été plébiscités dans le XVIe avec plus de 78 % des suffrages. Ils réalisent également de très bons scores dans le VIIe (72,7 %) et le VIIIe (71,8 %).

L’extrême droite dégringole. Autre particularité du vote parisien : le FN ne parvient toujours pas à percer dans la capitale. Grosse déconvenue pour Wallerand de Saint Just, il recule même de trois points entre les deux tours, ce qui représente toute de même près de 15 500 bulletins en moins ! Il semblerait qu’une partie des frontistes du premier tour se soit tournée vers la candidate des Républicains : Valérie Pécresse, qui a également su remobiliser ses électeurs, a engrangé 114 600 voix de plus d’une semaine sur l’autre. C’est dans les IIIe, VIe et IXe que le FN réalise ses plus mauvais scores, avec à chaque fois 4,3 %. A l’inverse, dans le XIIIe, il obtient 7,6 %. A des années lumières des scores du FN en Paca ou dans le Nord-Picardie.

L’abstention en net recul. Sur l’ensemble de Paris, la participation atteint 59,5 %, soit neuf points de plus que la semaine passée. La palme de la plus forte mobilisation revient cette fois encore au Ve avec 64,9 %. A l’inverse, seuls 52,9 % des électeurs se sont déplacés dans le XIXe, un des arrondissements les plus populaires de Paris. »

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