Place Raoul Follerau : la fin d’une trés longue épreuve ? (Le Monde)

 

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Mercredi 24 décembre, à 8 h 15, place Raoul-Follereau, les services de propreté de la mairie passent un jet d’eau sous les arcades. D’habitude à cette heure, les quelque 150 Afghans qui dormaient là sortaient à peine de leurs sacs de couchage posés sur le sol. « Ils ont été pris en charge pour être logés », répondent les policiers lorsqu’on leur demande où sont passées ces personnes.

Place de la République, la même opération est en cours. Vers 8 h 30, un dernier bus quitte la place : « C’est au moins le sixième », font remarquer deux jeunes femmes, qui se présentent comme « investies dans la cause des réfugiés du quartier ». Depuis le 19 décembre, une petite centaine d’Afghans avaient posé leurs couvertures sur la place, pour que les Parisiens et leurs élus les voient : demandeurs d’asile pour la plupart, ils ont théoriquement le droit d’être hébergés.

 

Par les vitres, les hommes font des signes à ceux qui n’ont pas pu monter. Il reste environ 50 migrants, la mine fatiguée, plutôt calmes, entourés de quelques dizaines de gendarmes. Selon une source de la préfecture de police présente sur place, ce dernier groupe est arrivé « plus tard », vers 8 h 15. Il n’y a plus de place pour eux dans les hébergements prévus par la préfecture d’Ile-de-France, qui dirige l’opération. Un autre policier confirme que la région a pris en charge plus de monde que ceux qui dormaient sur la place, qui n’étaient qu’une centaine.

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Si l’opération s’est déroulée dans le calme, avec la présence de traducteurs de la ville de Paris et de l’association Emmaüs pour expliquer aux migrants son déroulement, certains Afghans encore présents refusent de se disperser. Les gendarmes les encerclent autour de la sortie du métro, au centre de la place. Une fois à l’intérieur, la situation se tend légèrement. « Ils ne veulent pas partir, ils veulent être logés ! », explique une habitante. La vingtaine d’hommes restants finira par monter dans la ligne 5, « vers la gare de l’Est », selon les quelques habitants qui les entourent.

 

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