Gros coup de stress rue Bichat ( Le Point)

 

 

Avenue_Richerand_et_rue_Bichat_-_plaques.JPGUn homme qui s’était retranché aujourd’hui jeudi dans un appartement de la rue Bichat, provoquant une brève panique dans le 10e arrondissement parisien, frappé par les attentats de novembre, s’est rendu et a été interpellé sans incident, a-t-on appris de source policière. « L’homme s’est rendu. Il a été placé en garde à vue », a précisé cette source, ajoutant que, selon les premiers éléments de l’enquête, la piste terroriste était écartée.

Une partie des habitants, qui avaient été évacués, a été autorisée à rentrer, alors que les commerçants, qui avaient baissé leurs rideaux, les ont relevés. Plusieurs voitures de police, ainsi que les pompiers, ont quitté les lieux vers 14 heures. La circulation a été un temps coupée dans la rue Bichat.

Une « détonation », faisant penser à un coup de feu, avait été entendue vers 13 heures dans la rue, sans plus de précision, de source policière. « Les policiers sont très nerveux. Ils pointent leurs armes en direction de la rue Bichat. Ils font évacuer les gens de la zone », avait alors raconté un témoin de la scène.

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« j’ai vu un homme avec un pistolet, il avait l’air dans son monde, la cinquantaine, le haut du crâne chauve, en marcel », raconte Charly, qui se trouvait dans un immeuble voisin du tireur. « Il faisait des allers et retours devant la fenêtre de son appartement, qui donnait sur la cour. Il avait l’air de tirer en l’air par la fenêtre, sans rien viser de particulier. Il y avait des flics qui rampaient sur le palier, arme en main. Ils ont hésité à lui tirer dessus, et puis quand il a voulu tirer, l’arme a percuté dans le vide, il n’avait plus de balles. Un dialogue s’est instauré et il a coopéré très rapidement », poursuit-il.

La rue Bichat est l’un des sites frappés par le commando des terrasses le soir du 13 novembre. Les attentats avaient fait 130 morts à Paris et à Saint-Denis. « Maintenant, il va falloir un gilet pare-balles pour venir travailler », a commenté un boucher voisin de la scène. À la bonne bière, l’un des établissements visés par les attaques de novembre, « les gens ont foncé à l’étage. C’est un peu la panique », a raconté un témoin. Mais « ils déjeunent à nouveau tranquillement », a-t-il ajouté. Dans la rue, des anonymes commentent « ça commence à bien faire », alors que l’immeuble où s’était retranché l’homme se trouve à 100 mètres du Carillon et du Petit Cambodge.

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