La 1° « Halle alimentaire responsable » fbg du temple ? Pas gagné ! (Le Parisien)

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Rue du faubourg du Temple (Xe).

La première halle alimentaire devrait voir le jour au pied de l immeuble situé à l’angle des rues du faubourg du Temple et Bichat . (LP/C.H.)

Le projet de halle alimentaire du Xe est le plus avancé. « Il est né de l’opposition des habitants à l’installation d’un Monoprix à l’angle des rues du faubourg du Temple et Bichat. Le collectif « stopmonop » a manifesté sa préférence pour un projet de distribution alternatif de produits issus de l’agriculture responsable », rappelle le conseiller de Paris Didier Le Reste.

La société Kelbongo, déjà présente dans le XXe, a répondu à l’appel d’offres. La date d’ouverture est prévue en juillet. Le mercredi et le samedi, les consommateurs pourront venir récupérer leurs paniers commandés sur Internet de 10 heures à 20 heures. Les autres jours de la semaine, des ateliers de cuisine, des dégustations et des actions éducatives avec les écoles seront proposés.

Mais pour l’instant, le dossier est bloqué. En effet, Paris Habitat veut installer la halle dans un local jugé inadapté par l’association alors qu’initialement, le bailleur avait proposé un lot de plain-pied de 175 m2. Autre obstacle le loyer — entre 400 et 500 € par m2 — trop élevé aux yeux de l’association qui espère le faire baisser de moitié.

C’est quoi une Halle alimentaire ?

Offrir à tous les Parisiens la possibilité de manger sain sans se ruiner tout en assurant une rémunération « juste » pour les producteurs. Ce n’est pas une utopie. C’est le défi que les élus communistes-Front de gauche du Conseil de Paris veulent relever en créant des halles alimentaires.

Sur place, les Parisiens pourront s’approvisionner en produits issus de circuits courts et de l’agriculture biologique ou raisonnée sans vider leur porte-monnaie.

« Il ne s’agit pas de créer de nouvelles épiceries solidaires ni des Amap, ces associations qui travaillent en circuits courts mais qui attirent principalement des bobos, se défend Fanny Gaillanne, conseillère de Paris du XIXe. L’objectif est d’implanter des lieux à la croisée des quartiers politique de la ville et de confier leur gestion à des porteurs de projets, notamment des entreprises sociales et solidaires. » Les prix bas sont garantis par la présence d’un seul intermédiaire (ce qui permet de réduire les marges), la proximité (les producteurs viendront de l’Ile-de-France et des Hauts-de-France) et de loyers bas.

Une première expérimentation — déjà bien avancée — est prévue dans le Xe d’ici l’été (voir ci-contre) et un deuxième projet devrait voir le jour dans le cadre d’une extension d’une résidence étudiante à la Porte de Vanves, au plus tôt à la mi-2017. /…/ Le modèle économique de ces halles alimentaires repose sur des loyers bas. « L’alimentation est un sujet crucial. C’est à la fois un enjeu économique et social, un enjeu de santé publique — la malbouffe peut engendrer l’obésité, des cancers, des maladies cardio-vasculaire et du diabète — et un enjeu écologique » souligne Nicolas Bonnet Oulaldj, le patron du groupe Communiste Front de gauche. Le rapport de l’inspection générale sur les modalités de création de halles alimentaires dans Paris sera rendu public d’ici un mois et suivi d’une délibération proposée par le groupe PC-FG au Conseil de Paris de juillet.

 

 

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