Deux toques brésiliennes du 10eme ( Men’s up)

Ils sont tous les deux brésiliens et après avoir fait leurs classes dans les cuisines du monde, ils ont ouvert leur propre adresse à Paris. Et leurs assiettes, très créatives, ont le goût du voyage.

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Le Bistrot Paradis

C’est flanqué, tout petit, dans les jupons de sa mère, gardienne du piano familial, qu’Alexandre Furtado développe sa passion. Commis chez Alain Ducasse à Londres, il multiplie très vite les expériences et les voyages pour poser enfin ses valises à Paris où il prend les rênes du Café Constant. Une expérience qui le mènera sur la route de son associé, Yoann Dinh, un ancien banquier, qui tient les rênes de la maison en gestionnaire avisé pour proposer une assiette gastro à prix bistro. « C’est devenu un quartier un peu bobo, avec des gens sympas qui aiment les bonnes tables » constate Alexandre Furtado, Chef du Bistro Paradis.

« C’est un arrondissement très porteur, il y a beaucoup de bureaux, il commence à y avoir beaucoup d’habitations. Ces sont des gens qui aiment aller au restau, qui aiment la table. Il y a beaucoup de concurrence aussi, c’est qu’il y a de la demande » poursuit Yoann Dinh, co-fondateur du Bistro Paradis. « C’est un quartier dont on va entendre beaucoup parler » prédit le chef. Même son de cloche chez A mere, ou un autre brésilien voyageur, Mauricio Zillo, est aux fourneaux d’une table ambitieuse et complètement détonante, qui campe dans un ancien restaurant de bo buns. « On a choisi le 10e parce que c’est un quartier central, multi-culturel. Je m’y sens comme chez moi. »

 

 Je ne suis pas pour les concept, mais celui-ci a du sens. Faire du gastro au prix du bistro : c’est la promesse. Beaucoup de restaurants s’autoproclament « bistronomie » mais souvent la table est gastro et le prix aussi. Le projet c’était de redonner ses lettres de noblesse au terme avec la petite touche brésilienne. Les gens ont besoin de renouveau dans la vie et dans l’assiette » analyse Yoann Dihn : la petite salle ne désemplit pas, lui donnant raison : la générosité de la démarche paie, tout comme les menus, de très bon niveau, pour 18 à 23 euros le midi. /…/ 

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A mere

49, rue de l’Échiquier

 

C’est également le credo de Mauricio Zillo, chez A mere. « On veut être différents, on fait ce qu’on aime manger. Si j’ai un morceau de bœuf j’utilise tout, ça c’est du travail pour moi. Je ne connaissais pas la bistronomie. Bien sûr les prix sont plus bas, je ne mets pas de langoustine, de homard ou de caviar, j’essaie de valoriser des produits moins nobles. L’objectif est d’arriver au même effet en bouche » explique le jeune brésilien, arrivé en France voici huit ans pour se former à la cuisine française, en pâtisserie au Meurice, puis chez Alléno et Bocuse avant de repartir faire tamponner son passeport culinaire aux quatre coins du monde. Derrière son comptoir ouvert, il ne laisse rien au hasard.

« Là on est intégré et on s’adapte, on voit des expressions, des réactions sur chaque plat. Et on change le plat à la minute. Quand je travaillais dans les palaces et les 3 étoiles je ne m’imaginais pas à la tête d’un restaurant » conclut-il content de s’être lancé dans l’aventure, en citant le critique François Simon, pour lui le « le Serge Gainsbourg de la critique gastronomique » : « « Perché mais valable », pour moi cela définit très bien ce que l’on fait. ».

On dirait bien que l’est parisien et les arrondissements populaires n’ont pas fini de faire parler d’eux. La bonne nouvelle, c’est qu’il reste encore quelques quartiers à coloniser…

Bistro Paradis

Adresse : 55 Rue de Paradis, 75010 Paris

Téléphone :09 67 62 59 93
Restaurant A Mere
49, rue de l’Échiquier
Paris
(75010)
TÉL : +33 1 73 20 24 52
Métro : Poissonnière, Bonne Nouvelle, Château d’Eau
Site : amere.fr

 

 

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