Le rouleau compresseur Airbnb toujours à l’oeuvre (Le Figaro)

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L’ensemble du marché locatif parisien est maintenant impacté par Airbnb et le X° ne fait plus figure de pionnier avec le XVIII° et le XI°  comme lors d’enquêtes précédentes dont « Tous les X° » s’était fait l’écho.

Voir Ici

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Remarquons les  tâtonnements  de la Mairie de Paris qui  au début  du phénomène, par la voix de son Adjoint au Tourisme Jean-François Martins, malheureusement aussi en charge du Sport, estimait que cette offre venait harmonieusement  compléter celle des Hôtels…. (1)

Toujours aussi perspicace dans ses  prospectives ce  Jean-François Martins !

Aujourd’hui, la concurrence avec les hôtels mais aussi tout le parc de logement locatif des parisiens est reconnu comme une véritable plaie.

A Berlin, la municipalité a décidé de mener une lutte frontale avec Airbnb pour sauver ses locations.

Méthode : interdiction pure et simple et amendes meurtrières.

A Paris, la ligne est floue, fluctuante et le rouleau compresseur Airbnb continue donc de purger la capitale de ses apparts en location classique.

Ian  Brosssat, l’adjoint au logement , est désormais celui qui s’exprime sur le dossier et le ton change un peu.

Plus ferme  :Pour Hidalgo, l' »idée serait notamment de mettre en place un numéro d’enregistrement obligatoire pour chaque bien loué en meublé touristique, numéro qui serait délivré après vérification par la collectivité que la location de ce bien est conforme au droit.

La maire de Paris veut également que les amendes soient quadruplées. « Aujourd’hui, les amendes sont trop faibles par rapport à la rentabilité des meublés touristiques », indique Ian Brossat.

Donc, non : Airbnb ne sera pas banni de Paris. Mais la plateforme devra se plier aux règles d’un « partenariat exigeant ». ( La suite sur MetroNews)

En 2015 , Paris était déjà le premier marché pour Airbnb avec 40 000 logements proposés et 1,8 million de personnes qui y ont séjourné en 2014. 1/4  des utilisateurs Airbnb dans la capitale française étaient Américains.

Autant de perdu pour nos policiers, nos instits, nos employés, nos infirmiers…

Gm

 

(1) Voir l’Enquête universitaire publiée dans Mediapart  ICI

Extraits :   » Mediapart relève que « la population a baissé au cours des dernières années dans le 4e et le 6e arrondissements, où les locations de ce type explosent. En tout, selon la mairie, quelque 20 000 appartements seraient aujourd’hui loués à Paris de cette façon (via plusieurs dizaines de sites internet du genre). Airbnb minimise, communique sur le fait que plus de 90 % des utilisateurs du site ne proposent qu’un seul logement à la location. C’est vrai. Mais c’est une présentation avantageuse. Selon les auteurs de notre étude, à Paris, 19 % des appartements mis en location le sont par des personnes multipropriétaires dans la zone. »

Étrangement Jean-François Martins, l’adjoint au tourisme, interrogé par Médiapart,  ne s’alarme pas vraiment. Prévaut même l’impression que cette capacité d’accueil supplémentaire arrange les  affaires de l’adjoint  puisque les capacités hôtelières de Paris sont, insiste-t-il,  souvent insuffisantes et  à des prix de nuitées très élevés.

De toute manière,   les enquêtes diligentées par  une administration ad hoc riquiqui à la  Mairie de Paris ne parviennent à déceler qu’un minuscule nombre de fraudes : 15 condamnations en 2014.

Martins en  appelle donc à une collaboration de .Rbnb qui pourrait éventuellement  remplir ou faire remplir « une déclaration préremplie adressée par l’administration fiscale. »

«On  ne peut pas demander à Airbnb de faire la police,  rassure  Martins. Elle doit informer ses utilisateurs des règles en vigueur. Et ensuite, c’est à nous de nous organiser ».

La vérité, c’est que la Mairie de Paris semble, selon l’article de Mediapart, un peu dans les choux car elle n’a sous le coude   qu’une étude ancienne de l’Apur ( 2011)  décrivant  une ampleur contenue du phénomène Rbnb  alors que « 94 % des quelques 45 000 utilisateurs parisiens actuels de Airbnb se sont inscrits après 2011.

« Les sites font tout pour qu’on ne retrouve pas l’appartement,  notent les chercheurs.  Contrairement à ce que laissent penser les données apparentes, l’appartement ne se situe pas au numéro 22 de la rue indiquée mais au numéro 20. Et il y a de moins en moins d’informations. On ne sait pas l’étage, ni rien de précis. »  

 

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