Aux frontieres du X° et du XIX°, le « pigeondrome » et ses relégués humains

C’est souvent  aux jointures de deux arrondissements que c’est la compétence de personne.

Ici, une île  entre le X° et le XIX°.

Place Stalingrad dans ce petit  carré de no man’s land peuplé de pigeons et rempli de déjections, survivent quelques pauvres hères.

En ce moment, il sont deux.

Deux à survivre dans les gaz d’échappement et sous la pluie.

L’un dort à même le pavé humide,  l’autre, assis, s’est emmitouflé dans du plastique transparent et autour, dessus, à côté, les pigeons piétinent, défèquent et semblent attendre la mort humaine.

Ils peuvent. L’indifférence est générale et personne n’accoste jamais sur l’île.

GM

 

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