Château d’eau : Justice pour Aminata Soumaoro (Le Parisien)

 

Aminata

Elle a été, en 2014, l’une des premières à se rebeller contre les conditions de travail indignes de centaines d’employés sans papiers des ongleries et des boutiques de tressage du quartier Château-d’Eau (Xe).

Aminata Soumaoro, cette jeune Guinéenne aujourd’hui coiffeuse en région parisienne, sera ce vendredi, devant le tribunal correctionnel. Elle est accusée de détenir un faux passeport guinéen, ce qu’elle dément farouchement.

Une procédure qui pourrait l’obliger à quitter la France, son travail, son logement alors même que d’autres rendez-vous judiciaires l’attendent, cette fois en tant que plaignante : le 29 juin, les prud’hommes de Paris examineront la situation des ex-salariés de l’onglerie du 57, boulevard de Strasbourg, d’où la fronde était partie, emmenée par Aminata Soumaoro. Et le 23 septembre, seize ex-employés de la même boutique seront devant le tribunal correctionnel face à l’ancien gérant pour y dénoncer pas moins de 14 infractions, parmi lesquelles la traite d’êtres humains.

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Au 57, boulevard de Strasbourg, une nouvelle équipe s’est installée, tandis que les anciens employés, après près d’une année de lutte et de grèves, ont obtenu leur régularisation et travaillent presque tous. En revanche, les militants de la CGT l’assurent : dans le quartier Château-d’Eau, les réseaux mafieux continuent d’exploiter en toute impunité des travailleurs vulnérables dans les ongleries et boutiques de tressage. Plus de 1 500 personnes seraient concernées.
Appel à manifester pour le soutien à Aminata Soumaoro, la « Rebelle des ongleries » , le 17 juin 16 hs au Palais de Justice de Paris
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Rappel de l’affaire dans Le Monde