Rue La Fayette : La Colonie, ça chauffe grave (Sandra Nicolle, RFI)

 

 

 

« Ouvert en octobre par l’artiste franco-algérien Kader Attia et ses partenaires, La Colonie n’a pas d’équivalent à Paris : axé sur la culture et la rencontre, ce lieu de réflexion programme des débats et des projections de films, mais se veut festif. Ici, les colloques peuvent être suivis verre en main, et se terminent en soirées dansantes.

A la fois bar et agora, laboratoire et dance floor, ce lieu à deux niveaux situé sous une large verrière, au 128 de la rue Lafayette, dans le Xe arrondissement, s’est stratégiquement placé à l’un des grands carrefours de Paris, se voulant à la fois « repère et refuge » accessible. « Dans un quartier où se mélangent populations africaines, indiennes et asiatiques, à deux pas de la gare du Nord et donc aux carrefours de l’Europe comme du monde, La Colonie  (qui s’écrit volontairement avec cette typographie) vise à réunir, sans exclusion, toutes les identités et toutes les histoires, en particulier celles des minorités », annoncent ses fondateurs. /../

/…/Dans ce joyeux millefeuille, les amis de Kader Attia sont de la fête, comme Lucie Touya, fondatrice en 2014 de l’Agence à Paris (agent pour artistes) et directrice artistique de La Colonie, ou encore Simon Njami, commissaire d’exposition renommé qui lancera, entre autres, la grande exposition « Afriques Capitales » le 28 mars 2017 à La Villette. « Qu’est-ce que l’art contemporain africain ? » Cette question lui a été posée un dimanche de mars à La Colonie, lors d’un débat animé par une association d’étudiants d’origines africaines. « Je ne suis pas un être premier, mais contemporain. L’art contemporain est tout ce qui parle d’ici et de maintenant, a-t-il répondu. Le continent africain a cet avantage de ne pas être sur-nourri et gras du bide. Les artistes qui en sont issus ont créé leurs propres outils, comme la Biennale de Lubumbashi lancée en République démocratique du Congo par Sammy Balodji ». En avril et mai, La Colonie verra plusieurs débats et événements se tenir en marge de la grande exposition, dans l’objectif d’y faire venir un public plus large. Un vent d’air frais souffle dans ce lieu ouvert du nord de Paris, prêt à inventer et surtout à vivre une France enfin décolonisée.

128 de la rue Lafayette,

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