Benjamin Griveaux, feu député du X, s’explique devant République en Marche en attendant, peut-être, de parler aux électeurs….

Bonjour à toutes et à tous,
Mercredi, sur proposition du Premier ministre, le président de la République m’a nommé Secrétaire d’État auprès du Ministre de l’Économie et des Finances. J’en suis fier et très honoré. C’est une mission éminemment difficile qui est au cœur du projet porté par Emmanuel Macron dans le cadre de la campagne présidentielle. Faire du travail l’un des moteurs d’une société française en mal de repères. Libérer l’énergie créatrice formidable qui existe partout sur nos territoires et en particulier, comme j’ai pu le mesurer dans cette campagne, au cœur des 3ème et 10ème arrondissements.

Je sais que certains d’entre vous s’interrogent dès lors sur l’avenir de ma présence au cœur de notre circonscription. Je veux immédiatement les rassurer. Je n’ai pas pour habitude de ne pas m’engager pleinement dans ce que j’entreprends, mais je crois que c’est notre signature à toutes et tous au sein d’En Marche. C’est ainsi que nous avons pu changer les règles du jeu, bousculer les habitudes et finalement nous donner les moyens d’engager la transformation radicale dont notre pays a besoin. Je serai donc à vos côtés pour les années qui viennent. Ma nomination au gouvernement, je vous la dois. C’est parce que nous avons mené une campagne formidable et que nous avons fait tomber un fief politique que le poste de Secrétaire d’Etat m’a été proposé. Et cela, je le sais mieux que personne. Il n’y a pas en politique d’aventure individuelle ; il n’y a que des expériences collectives.
Elise Fajgeles va donc nous représenter à l’Assemblée nationale dès le 22 juillet prochain. Elle sera, j’en suis certain, une députée engagée et accessible. C’est sa marque de fabrique comme élue du 10ème arrondissement depuis de nombreuses années. Elle et moi sommes différents et c’est ce qui a fait aussi la richesse du duo que nous avons formé ensemble dans cette campagne. Elle a des qualités que je n’ai pas, sinon je n’aurai pas fait le choix de la désigner comme ma suppléante. Elle a toute ma confiance et mon amitié. Sachez que j’échangerai avec elle chaque semaine sur les sujets de notre circonscription. Sachez aussi que je serai sur le terrain chez « moi ». Je vous invite d’ailleurs toutes et tous à venir assister aux Voix sur Berges. J’y serai à partir de 19h ce dimanche. Cela me fera plaisir de revoir tous les visages des engagés de la première heure, mais aussi celles et ceux qui nous ont rejoints plus récemment.
Je vous l’ai dit, ma conviction c’est que ce quinquennat réussira si nous conservons le lien avec la société civile, si nous faisons différemment d’avant. C’est dans l’ADN de La République En Marche. Notre mouvement va se transformer dans les prochaines semaines, il va grandir encore et déjà de nombreux ateliers se sont tenus pour que vous puissiez vous exprimer et nous dire vos attentes sur son avenir. J’y prendrai toute ma part, vous pouvez compter sur moi. Mais je compte aussi sur vous pour que les marcheurs de la 5ème circonscription de Paris soient ceux qui contribuent à bâtir l’avenir. Des échéances importantes nous attendent, au-delà du travail gouvernemental, avec des élections européennes difficiles en 2019 et qui mériteront autre chose que des débats caricaturaux. Il faudra faire œuvre de pédagogie pour défendre ce qui constitue probablement le cœur de notre identité politique. L’année suivante, les élections municipales seront l’occasion de faire émerger une nouvelle génération d’engagés, partout dans les territoires. C’est un travail de longue haleine. Il nous faudra imaginer les territoires, les villes, les métropoles qui feront le paysage de la nouvelle France. Bref, nous avons du pain sur la planche et chacun d’entre vous pourra trouver sa place dans ces nouvelles aventures où, une fois encore, j’en suis certain, nous saurons surprendre nos concitoyens et faire souffler un vent d’optimisme dans notre pays.
On parle souvent dans les media de la « forteresse » de Bercy… Et bien nous allons ouvrir les portes de cette « forteresse » car je n’ai aucunement d’intention de m’y enfermer ! J’y ai rencontré ces dernières 48h des fonctionnaires formidables qui, je le crois sincèrement, sont prêts à transformer le pays avec nous.
Je vous demande une chose simple : être nos vigies citoyennes, bienveillantes et exigeantes. L’agenda d’un ministre est terriblement dense, j’en prends la mesure depuis mercredi ! Alors je compte sur vous pour être mes ballons d’oxygène. Et je garderai, comme c’est mon habitude, le regard fixé sur le temps long pour ne pas céder à la dictature de l’urgence.
Merci encore mille fois à chacune et chacun d’entre vous d’avoir œuvré à l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République, et de m’avoir accordé votre confiance et votre soutien, souvent au détriment de vos vies familiales et personnelles. Ces dizaines – voire centaines – d’heures que vous m’avez données m’obligent. Je ne vous décevrai pas.
Avec toutes mes pensées amicales.

Benjamin